Le ciné-club de M. Bobine

Le ciné-club de M. Bobine

Seite verifiziert Erstellt am 14. August 2014 #critique #analyse #cinéma Kontakt

  • "On fait un film sur nous-mêmes". Voilà en quels termes Peter Schneider, président de Walt Disney Feature Animation, parlait du Roi Lion au printemps 1994, tandis que ses équipes apportaient les dernières touches au film.

    Il ignorait à l’époque que ce Bambi in Africa auquel personne ne croyait au départ deviendrait le plus gros succès animé de tous les temps. Et il pouvait encore moins deviner que sa déclaration prendrait tout son sens quelques dix ans plus tard, quand Disney sera au cœur d’une guerre d’héritage évoquant irrésistiblement celle qui oppose Scar et Simba.

    Avant de tous vous ruer en salles tel un troupeau de gnous pour jouer au jeu des 7 erreurs devant le remake de Jon Favreau, on espère que vous trouverez une petite heure pour regarder cet épisode qui a bien failli nous expédier tout droit au cimetière des éléphants.

    De notre côté, on va se prendre des vacances bien méritées et on vous donne donc rendez-vous à la rentrée pour un nouveau ciné-club probablement plus court.

    Merci à vous tous qui nous soutenez sur Tipeee !


  • Billy Wilder est connu pour avoir réalisé certaines des plus grandes comédies légères et enlevées du cinéma américain, comme Certains l'aime Chaud, ou Sabrina. Mais ne sortez pas trop vite le pop-corn, car avec le Gouffre aux Chimères, Ace In The Hole en version originale, le réalisateur aura offert à Hollywood et au cinéma l’un de ses drames les plus sombres et désespérés ! Et pourtant, cette histoire d'un journaliste cynique campé par Kirk Douglas qui monte un cirque médiatique autour d'un accident dans une mine fut un véritable flop au cinéma à sa sortie. Dans quel contexte fut réalisé le Gouffre au Chimères ? Et pourquoi la presse cinéma et les spectateurs ont-ils boudé le film de Billy Wilder ?

  • Si je vous demande à quel genre cinématographique appartient Le Labyrinthe de Pan de Guillermo Del Toro, il y a de fortes chances que vous me répondiez qu'il s'agit d'un conte de fées.

    En effet, contrairement à ses potes Cuaron et Iñárritu qui, en 2006, sortaientt deux films éminemment politiques (au sens le plus noble du terme) avec les Fils de l'Homme et Babel, dans le Labyrinthe de Pan, on se souvient surtout du Faune, du terrible Homme Pâle et du parcours initiatique de la jeune Ophélia pour retourner dans son monde magique.

    Et pourtant, dans ce nouvel épisode du Ciné-club de M. Bobine, nous allons voir comment Guillermo Del Toro parvient à mêler le récit légendaire et les mythes anciens avec une véritable réflexion politique et historique !

    Petit avertissement, on vous recommande vivement d'avoir vu le Labyrinthe de Pan avant de lancer notre vidéo puisqu'on spoile quasiment tout le film...


  • Après avoir soigneusement évité d'aborder le sujet pendant des années on a craqué, on va enfin parler du Marvel Cinematic Universe !

    Enfin... Pas tout à fait... puisque le sujet qui va nous intéresser aujourd'hui n'est pas un énième film de superslip made in Disney, mais un effet spécial : le rajeunissement numérique (ou de-aging) qui nous permet de retrouver nos stars préférées avec 10, 20, 30 voire 40 ans de moins.

    Quel film a inauguré le procédé ? Quelles évolutions a-t-il connu au fil du temps ? Qu’est ce qu’il nous dit sur le Hollywood d’aujourd’hui, et à quoi doit-on s’attendre à l’avenir ? Voilà quelques-unes des questions qu’on va se poser dans ce nouvel épisode du Ciné-club de M. Bobine !

  • Après 23 ans d'existence, le succès de la saga Mission Impossible ne s’est quasiment jamais démenti, à une contre performance près... Pourtant, la franchise de Tom Cruise est bien loin des canons de production des blockbusters actuels.

    La mission que nous avons donc acceptée est d’essayer de comprendre ce qui fait la popularité de la saga Mission Impossible mais aussi l’anomalie qu’elle a fini par devenir au sein du système Hollywoodien et plus largement dans le cinéma populaire contemporain.


  • On a pu lire un peu partout que Roma était une sorte de retour aux sources pour Alfonso Cuarón. Et pourtant, il semblerait que Roma entretienne plus de ressemblance avec ses deux précédents films : Gravity et les Fils de l’Homme qu’avec Y Tu Mama Tambien, le précédent film mexicain de Cuarón sorti en 2001.

    En effet, depuis trois films, le cinéma d'Alfonso Cuarón semble hanté par la vision d’une humanité stérile et sans futur... comme si, à travers son cinéma, Alfonso Cuarón tentait lui aussi de répondre à la question que se posait un de ses éminents collègues dans son dernier film : "qui a tué le monde ?!"


  • Voilà, les fêtes sont passées, on s'est un peu reposé après notre marathon de fin d'année (on a réussi à enquiller quasiment un épisode toutes les deux semaines pendant mois !). On est désormais en 2019, M. Bobine remonte tranquillement sur le ring pour un épisode consacré à Nous avons gagné ce soir de l'illustre Robert Wise !

    J'en profite pour vous souhaiter une bonne année à tous et pour vous remercier de votre soutien à notre petite chaîne de cinéma !

  • Il y a très exactement un an, M. Bobine se livrait à une petite analyse du pire film de Spielberg selon Spielberg, Indiana Jones et le temple maudit, et en arrivait à la conclusion que, si le réalisateur en nie la paternité, c’est très probablement parce qu’il y laisse un peu trop deviner la part sombre de sa personnalité.

    Aujourd’hui, c’est le film dont Spielberg est sans doute le plus fier (allez, ex aequo avec La liste de Schindler !) qui va nous intéresser : E.T. l’extra-terrestre. L’occasion pour notre Sigmund Freud de celluloïd de revenir sur la genèse du projet, sa réception hallucinante, les métaphores qu’il contient et, surtout, le vrai but qu’il cherche à atteindre.

    Encore merci pour votre soutien et bonnes fêtes à toutes et à tous !